Mûre vu par Alice et Geoffroy : bien accueillir, bien nourrir, chaque jour
Entre exigence du produit, attention portée aux équipes et envie de faire du déjeuner un moment sain et convivial, le regard de deux des visages de Mûre à Capital 8.
Chaque midi, Geoffroy se tient là où le restaurant prend vie : à l’entrée, au plus près des résidents qui arrivent. Manager de Mûre, il guide, oriente, ajuste le rythme du service au moment où l’affluence monte. L’accès au restaurant n’est pas toujours évident à trouver du premier coup, et Geoffroy en a fait une habitude : accompagner, mettre à l’aise, faire en sorte que personne ne reste perdu à chercher son chemin. Une attention simple, mais qui donne le ton de la maison.
Le restaurant fonctionne comme un self que l’on parcourt à son rythme. On entre, on avance, et les propositions se dévoilent au fil du passage : soupes, salades de saison, focaccias, deux à trois plats chauds cuisinés sur place chaque jour, puis les desserts en fin de course. Sur place ou à emporter, avec un bel espace d’environ 80 places assises et une terrasse pour les beaux jours. « On est un restaurant qui cherche à proposer une cuisine équilibrée, saine, qui respecte l’environnement », résume Geoffroy. Une promesse qu’il incarne moins par les mots que par sa présence, debout dans le service, à veiller que chaque déjeuner se déroule bien.
À ses côtés, Alice porte le quotidien de l’exploitation. Responsable du site, elle veille à ce que tout tienne ensemble : les équipes, le service, la cohérence entre ce qui est promis et ce qui arrive dans l’assiette. Et lorsqu’on l’interroge sur ce qui compte vraiment chez Mûre, elle répond par le concret plutôt que par les intentions. Les maraîchers qui cultivent les fruits et légumes ne sont pas des fournisseurs extérieurs : ce sont des salariés de l’entreprise, au même titre qu’elle ou que les serveurs. Une différence qui protège leurs revenus des aléas climatiques, et qui dit beaucoup de la manière dont la cantine traite ceux qui la font tourner. La même attention se retrouve côté restaurant, dans les détails qui comptent pour être attractif dans un secteur en tension.
Dans l’assiette, cette philosophie prend une forme assumée : une cuisine principalement végétale, où la viande n’est présente que sur l’un des deux plats du jour. Et quand elle l’est, elle est choisie avec soin : uniquement du poulet fermier et du porc français, issus de fermes partenaires de longue date, particulièrement attentives au bien-être animal. À Capital 8, où les habitudes sont parfois plus carnées, Geoffroy et Alice avancent sans jamais imposer. Pas de discours, pas de leçon, juste une conviction tranquille et le pari du goût.
« On veut que les gens viennent d’abord parce que c’est bon, parce que c’est accessible. Et après, oui, parce que c’est durable.»
C’est peut-être là que se rejoignent les deux regards. Geoffroy à l’accueil, Alice à l’exploitation, mais une même idée du métier : faire du déjeuner un moment qui fait du bien, sans jamais faire la leçon, pouvant s’intégrer pleinement dans le quotidien des résidents de Capital 8.
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