Prendre soin de soi au travail : un enjeu stratégique en 2026
En ce début d’année propice aux bonnes résolutions, le bien-être en milieu professionnel s’impose comme un levier stratégique pour les individus et les organisations qui cherchent à construire une performance durable.
Un impact mesurable sur la productivité
Selon l’Organisation mondiale de la santé, 12 milliards de jours de travail sont perdus chaque année dans le monde en raison de la dépression et de l’anxiété, représentant une perte de productivité de 1 000 milliards de dollars. En France, ce phénomène s’explique notamment par la hausse de l’absentéisme lié à la souffrance au travail et au bore-out. À l’inverse, les collaborateurs qui se sentent bien mentalement démontrent une meilleure concentration, davantage de créativité et d’efficacité. La santé mentale influe directement sur la satisfaction professionnelle, le taux de présence et la productivité globale des équipes.
Une approche bienveillante du travail
Prendre soin de soi au travail ne se limite pas à des actions individuelles. Les entreprises peuvent créer un environnement favorable en mettant en place des programmes liés à la santé mentale, des politiques RH flexibles ou des formations à la gestion du stress. Cette démarche de care va au-delà des dispositifs classiques de qualité de vie au travail en considérant les aspirations individuelles de chacun pour développer un projet collectif sur-mesure. En prenant ainsi en compte plusieurs types d’intelligences émotionnelle et contextuelle, les organisations contribuent à faire rayonner leur marque employeur tout en s’adaptant mieux au monde qui les entoure.
À ce sujet, l’Organisation mondiale de la santé identifie quatre piliers d’action : se prémunir des problèmes de santé mentale d’origine professionnelle, protéger et promouvoir la santé mentale au travail, aider les travailleurs ayant des difficultés à s’épanouir, et créer un environnement propice au changement. Au niveau individuel, cela se traduit par une nouvelle organisation du travail, une attention à la santé physique, des pauses régulières et des limites claires.
Repenser la résilience pour mieux performer
La vraie résilience ne consiste pas à endurer, mais à alterner effort intense et réelle récupération. Scientifiquement, il existe une corrélation directe entre le manque de repos et l’augmentation des incidents de santé ou de sécurité. Ce constat invite à revoir les modes de fonctionnement professionnels pour garantir ces temps de récupération essentiels, particulièrement à l’heure de l’hyperconnexion.
Cette approche suppose également une évolution du leadership vers un modèle qui privilégie l’engagement collectif plutôt que l’autorité hiérarchique. Les managers jouent un rôle central en répondant aux besoins fondamentaux des individus : sécurité, sentiment d’appartenance, sens, bien-être et maîtrise de l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle. Cette attention portée aux liens entre individus s’inscrit dans une perspective plus large de responsabilité sociale des entreprises.
En considérant l’entreprise comme un cadre d’inclusion sociale et de confiance, le bien-être individuel devient un investissement stratégique qui façonne un environnement de travail plus robuste et performant. Prendre soin de soi au travail n’est alors plus une option, mais une nécessité qui bénéficie simultanément aux collaborateurs et à la performance globale de l’organisation.
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