L’expérience My Vélo à Capital 8, vue par Guillaume

Et si même les athlètes olympiques continuaient d’apprendre en sortant de leur zone de confort ?

Quand Guillaume arrive à Capital 8, c’est avec une conviction bien ancrée : une personne bien conseillée, ce sont des habitudes de vie qui évoluent. Technicien spécialisé chez My Vélo, il ne se contente pas de réparer des dérailleurs ou de changer des câbles de freins. Sa vraie mission consiste à accompagner des salariés vers une nouvelle mobilité, pour longtemps.

Avec Guillaume, l’expertise ne s’arrête pas à la technique. Elle commence par l’écoute. « Trouver le bon vélo en fonction de son usage, de sa morphologie, de ce qu’on transporte : si l’on est mal conseillé, l’expérience ne sera pas concluante. » Formé chez Decathlon, où il a découvert le conseil et la réparation, il a ensuite souhaité s’orienter vers un terrain plus exigeant et plus spécialisé. My Vélo correspondait exactement à ce qu’il cherchait : une vraie montée en compétences, un rapport qualitatif avec les clients, et la gestion en autonomie d’un magasin. « Cette dernière dimension représentait un vrai défi pour moi et s’est révélée très formatrice. »

Son rôle à Capital 8 dépasse le simple atelier : il entend faire sauter le pas au plus grand nombre, ceux qui n’ont jamais osé venir au bureau à vélo, ceux qui craignent la panne ou le vol, ceux qui doutent. « L’objectif, c’est qu’ils se sentent bien accompagnés, et qu’ils aient rapidement la preuve qu’ils ont eu raison de franchir le pas. » Pour lui, le lieu de travail a une responsabilité concrète : proposer les bons équipements, les bons espaces, les bonnes conditions pour que les collaborateurs entament leur journée secs et sereins, même en cas d’intempéries.

Sur la mobilité de demain, Guillaume est persuadé que le potentiel du vélo ne fera que grandir à mesure que les villes redessinent leurs infrastructures. Il souligne que certaines entreprises dépassent désormais leurs obligations légales car les habitudes se sont transformées post-Covid. Et Capital 8, selon lui, n’en est plus à l’expérimentation sur le terrain de la mobilité : le lieu coche déjà toutes les cases en offrant des services adaptés à une génération d’urbains, un peu moins soigneux de leurs cycles que leurs aînés. Il observe en effet que si l’usage du vélo est bien réparti entre les générations, elles n’ont pas le même rapport à son entretien : »Les vélos étaient mécaniques auparavant, leurs utilisateurs se devaient donc de bien l’entretenir car lorsqu’un problème arrivait, il finissait par rapidement le sentir dans leur jambes. Aujourd’hui, le passage à l’assistance électrique a déconnecté l’utilisateur de son vélo, effaçant parfois certains problèmes qui pris en charge trop tard, peuvent se révéler bien plus coûteux que s’ils avaient été pris en charge immédiatement. » Guillaume voit donc son rôle commercial aussi dans sa transmission des bons réflexes : bien choisir son vélo, bien l’entretenir pour le garder longtemps. 

Une démarche durable, d’autant plus vertueuse qu’elle crée aussi du lien. Le vélo reste une activité positive qui rapproche naturellement les collègues, toutes générations confondues, autour d’un défi sportif, d’une sortie collective ou d’une conversation à propos d’un itinéraire. « La mobilité et le sport deviennent un prétexte pour échanger et renforcent la cohésion. ».

Manuel et passionné, Guillaume distille ses conseils avec une énergie tranquille qui donne envie d’enfourcher son vélo.

Retrouvez l’interview du fondateur de MyVélo, Louis-Charles Kiener