Mécénat sportif : trois ans de mécénat avec le Pacte de Performance à Capital 8
Un an et demi après les Jeux olympiques de Paris 2024, le bilan du modèle de mécénat du Pacte de Performance confirme son efficacité. Retour d’expérience avec Charlotte Feraille, déléguée générale de la Fondation du Sport français, et Paul Joubert, directeur général d’Invesco.
Quel bilan tirez-vous du Pacte de Performance après les Jeux olympiques ?
CF – « Plus de 70 % des médaillés olympiques et paralympiques ont bénéficié de ce dispositif. Cette aide agit comme un véritable déclencheur. Elle permet aux athlètes d’investir à un moment clé : structurer une équipe, accéder à des spécialistes, du matériel, des expertises. C’est souvent une des clés pour passer du sport de haut niveau à la très haute performance. »
PJ – « Cela a été le cas pour Wassila Lkhadiri, la boxeuse que soutien notre immeuble Capital 8, qui a ainsi pu s’offrir les services d’un préparateur mental. Au-delà de l’aspect financier, ce genre de dispositif a aussi la vertu de mobiliser un public sur certaines disciplines un peu moins connues du grand public, comme l’escalade de vitesse, que pratique la seconde championne soutenue par Capital 8, Capucine Viglione. »
Pourquoi avoir poursuivi l’engagement après les Jeux ?
PJ – « Tout d’abord parce que nous avons été ravis de l’expérience avec Wassila. Elle a été exceptionnelle dans ses interventions auprès de nos boxeuses et boxeurs résidents de Capital 8, que ce soit lors d’entraînements sur des plateaux de bureaux vides ou lorsqu’elle a témoigné de son expérience des olympiades auprès des résidents de Capital 8. Après les Jeux, nous avons aussi signé un deuxième partenariat, avec Capucine Viglione qui se passe très bien également : elle a tellement aimé venir initier nos résidents à l’escalade qu’elle a demandé à renouveler l’expérience ! »
CF – « Les animations de ce type permettent aussi aux athlètes de créer des contenus à partager de leur côté, c’est utile pour leur communication. Cela les connecte aussi à d’autres sphères, ce qui peut éventuellement déclencher des opportunités pour l’après. »
Quelle différence entre mécénat et sponsoring pour les athlètes ?
CF – « Le mécénat accompagne une trajectoire, pas un résultat immédiat. Il s’inscrit dans la durée, y compris pour les athlètes revenus sans médaille. Cette continuité est essentielle, notamment pour accompagner les périodes plus fragiles : blessures, contre-performances ou transition de carrière. Là où le sponsoring s’arrête souvent avec l’événement, le mécénat, lui, s’inscrit dans le temps long et accompagne l’athlète au-delà de la performance immédiate. Ainsi, la grande majorité des entreprises engagées en mécénat sont restées aux côtés des athlètes soutenus après les Jeux. À l’inverse, beaucoup de sponsors coupent les vannes une fois la compétition terminée. »
PJ – « En effet, il s’agit de créer des ponts entre le monde du sport et celui de l’entreprise. Il doit en résulter une valeur partagée : pour l’athlète, pour l’entreprise, pour les utilisateurs du lieu. Au-delà du soutien sportif, l’ambition est aussi de penser l’après-carrière. Comme le mécénat ne peut durer toujours, il faut anticiper la sortie, créer les rencontres qui permettent d’imaginer de nouveaux parcours d’insertion professionnelle, éviter toute rupture brutale qui pourrait être vécue comme un abandon. »
En quoi le mécénat de Capital 8 se distingue-t-il ?
PJ – « C’est un partenariat original, puisque nous avons été le premier centre d’affaires à nous engager dans le mécénat sportif. Les sportives se sont prises au jeu, les résidents aussi. On sent que cela a créé de la valeur, y compris pour l’actif immobilier. Les effets ont été galvanisants car donner à voir les histoires des athlètes, leurs difficultés, leurs défis crée du lien et de la motivation. »
CF – « La notion de rencontre entre sportifs et résidents est d’autant plus centrale que les athlètes accompagnées par le Pacte de performance sont accessibles et peuvent servir de modèles. Leur manière de se fixer des objectifs, de gérer l’échec, de s’adapter est transposable au monde du travail. »